Rdv, prochain Food Not Cops: 27 juin 2010

Publié le par gazette intersquat

La bouffe du prochain food not cops sera servie Place Arnaud Bernard, à 19h30, le Dimanche 27 juin.

On ne sait pas encore où on se retrouvera pour faire à manger. En tout cas pour la récup': rdv 13h30 marché victor hugo, ou 14h marché Cristal (et ailleurs si d'autres veulent la faire ailleurs).

De nouveau on choisit de se poser à Arnaud B, parce qu'elle est un des seuls quartiers populaires du centre ville. Pas populaire au sens fameux (quoiqu' un peu aussi finalement). PAs populaire au sens du Café Pop non plus, mais plutôt parce que c'est un quartier vivant qui se compose majoritairement de "classes populaires"

En y prétant un peu d'attention, on s'aperçoit que l'hyper-centre de toulouse est surtout constitué d'appartement à loyer élevés, de magasins, de restaurants, de bars,... Bref, d'endroits où l'on doit consommer pour exister, d'endroits où l'on doit avoir de l'argent pour établir le moindre petit lien social.Alors évidemment, à côté du Capitole, d'Esquirol et d'Alsace-Lorraine, Arnaud B détonne un peu.

Réputée pour le traffic, la mauvaise fréquentation, beaucoup y passent très vite, sans s'y arrêter. D'autres aimeraient le transformer en un parvis aseptisé, sans vie où les clients n'auraient plus peur de dépenser leur argent.

C'est ainsi qu'une association de commerçants de la place ont retiré les bancs. Des bancs sur une place en plein centre ville, ça risque d'attirer des gens qui veulent se rencontrer, partager ou tout simplement se détendre ailleurs qu'à la terrasse d'un café ou d'un espace privé, isolé.

Ca risque d'attirer les gens pauvres. Et les pauvres, c'est bien connu, ça put, ça crie et ça sert à rien puisque ça n'enrichit personne. Pire, ça coûte de l'argent à l'Etat et aux riches." Alors on préfère mettre l'accent sur le climat "d'insécurité", les trafics, les violeurs, plutôt que sur la vie, les émotions partagées, les rencontres...

En organisant une bouffe un week end sur deux avec le FOOD NOT COPS, on souhaite créer des espaces temporaires où l'on peut s'arrêter dans la rue, pas seulement se croiser. On est allé-e-s dans d'autres quartiers de la ville pour partager notre repas, mais finalement on revient ici parce que c'est une façon pour nous de nous opposer à cette dynamique destructrice de vie qui nous conduit au confort à tout prix, à celui des entreprises de nettoyage, des magasins de décoration, des caméras publiques, des banques, des assurances, du bonheur en boîte..

Réapproprions nous la rue, combattons leur existence. N'ayons plus peur de prendre des intitiatives, de nous rencontrer. 

Publié dans Food Not Cops

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