Présentation: FOOD NOT COPS

Publié le par gazette intersquat

 

 

 

C'EST QUI?

 

-"Food not cops", c'est un collectif de rue : autogéré et auto-organisé, qui se bat contre les différents aspects de l’autorité  et qui remet donc en question la légitimité légale ou culturelle accordée aux puissant-e-s en ne tolérant ni sexisme, ni fascisme, ni specisme. Des nanas, des mecs qui pensent que vivre, manger, partager sont des choses bien plus importantes que contrôler, punir, emprisonner, expulser. Des nanas, des mecs qui ont envie de partager un repas sur les trottoirs de la ville, avec tou-te-s celleux qui le veulent, en se passant de l'autorisation du ministère de l'intérieur. 

 

-En France, le budget de l’armée pour 2007 s’élève à 47 milliards d’euros. En 2006, l’armée française compte plus de 350.000 hommes (dont 100.000 gendarmes). Comptons aussi 17.000 flics municipaux et 162.000 nationaux. La France est le pays le plus fliqué d’Europe !
L’armée française est (avec l’armée britannique) l’une des plus dotées financièrement en Europe.

 

-Ce nom, c'est aussi une volonté de s'ancrer dans un mouvement international, le phénomène "Food not bombs". Le premier collectif apparaît à Boston en 1981 au sein des grandes mobilisations antinucléaires du début des années 80 aux USA. Le mouvement fait vite des petits un peu partout aux USA puis s’exporte, sur les mêmes valeurs que celles que l'on voudrait ici mettre en avant: l'anticapitalisme par un positionnement clair contre toute forme d'exploitation et de domination, par la gratuité que l'on promeut, par la volonté de briser ce froid qui nous empêche de nous rencontrer au quotidien... Aujourd’hui, des centaines de collectifs existent, sous de multiples formes, de par le monde, sur tous les continents.  

 

 

DU COUP, C'EST POURQUOI?

 

-Parce qu'on veut détruire la logique globalisante qui légitime de faire du profit sur notre alimentation et sur la souffrance animale, qui nie nos personnalités et nos aspirations en arborant des modèles agressifs, discriminatoires, et individualistes. 

 

-C'est à dire que, concrètement, on fait le choix de s'organiser en collectif de personnes qui n'établissent pas de hiérarchie les unes entre les autres, qui nécessite que chacun-e trouve sa place. Il n'y a pas de chef ni de représentant-e, et nous nous opposons à l'idée de laisser la cuisine être un attribut réservé aux femmes.

 

-Ensuite, nous refusons l'exploitation animale. Manger vegan (végétalien), c'est manger sans animaux, ni produits animaux. C'est une société anthropocentriste à laquelle on s'oppose: la véritable torture que représentent l'élevage intensif ainsi que l'expérimentation scientifique, assoie la domination de l'homme sur l'ensemble des espèces vivantes. On observe que l'opinion de la plupart des gens au sujet de l'alimentation et de la souffrance animale est portée par l'idée qu'il est plus sain et plus équilibré de manger de la viande en quantité, quand il s'agit, pour nous, de légitimer et de déguiser le plus important génocide jamais organisé.

On constate aussi que l'industrie de l'esclavagisme animal, c'est encore une façon de faire tourner une machine qui multiplient capitaux (invisibles) et enjeux supra-humains, au profit, toujours, des mêmes dirigeants et lobby industriels (agro-alimentaire, laboratoires pharmaceutiques, multinationales de cosmétiques etc...). Il apparaît clair qu'elle repose sur le maintien des inégalités de richesse, alors qu'avec les végétaux produits pour nourrir les animaux torturés et emprisonnés, on pourrait fournir une alimentation à ceux qui ont faim: il faut 14kg de végétaux pour produire 1kg de viande, soit 13kg de nourriture gaspillée.

 

-Si on décide de proposer cette rencontre autour d'un repas de rue, c'est aussi pour provoquer des échanges que l'on nous fait oublier d'avoir au quotidien. Se réapproprier l'extérieur, c'est choisir de ne pas s'isoler, ne pas se séparer du reste du monde mais être là, ouvert aux autres, sans s'ignorer. Temporairement, c'est un espace libre et autonome que l'on crée : c'est chercher à tisser des relations en dehors des lois de marché et des enjeux de pouvoir. Nous ne reconnaissons pas l'état et refusons d'entendre ses lois comme normes à nos vies et limites à nos aspirations. Par ailleurs, nous faisons le choix d'être totalement auto-organisés, de rester hors des institutions et ne sommes ni une association légale, ni financés par d'autres moyens que le soutien et la récup'. 

Proposer une bouffe gratuite qui vient du surplus du système marchand (on récupère sur les marchés ce qui serait jeté, ce qu’on nous donne aussi) ; des critères absurdes de vente et de consommation: les produits hors-normes et donc invendables (la carotte qui est trop grosse, la tomate pas assez ronde...); de la solidarité des épiciers qui participent à notre action en nous donnant des produits non périssables, c'est donc pour nous une façon de contrer l'idéologie capitaliste et de l'attaquer dans ses fondements les plus aberrants.

 

 

EN CLAIR, CE QU'ON PROPOSE 

 

C'est une bouffe totalement végétalienne, gratuite, sauvage, avec l'objectif pour nous d'être uniquement moteur de l'auto-organisation des gens. C'est aussi la possibilité de n'exclure personne, ni à cause de son régime alimentaire, ni de son style de vie, encore moins de sa nationalité ou de son sexe.

Pour ça, on fait appel à toutes les volontés, à tou-te-s celleux qui partagent ces principes à venir manger une assiette, un dessert, apporter ce qu'il/elle veut, participer à la récup' et/ou cuisiner avec nous.

 

 

 

Par ailleurs, les 3 et 4 (et 5 et 6?) juillet prochains, nous proposerons des discussions, ateliers, projections sur ces mêmes thématiques, dans le cadre des -rencontres autour des pratiques d'autonomie- organisées par le Food not cops et l'Intersquat toulousain au Boomker, squat ouvert depuis 1 mois et demi qui met son (énorme) espace à contirbution pour le "Pili-Fest"?!! (80, rue Ernest Renan, métro trois cocus, proche des Izards)

 

 

 

{Quelques éléments de réflexion et/ou d'information: 

fnbparis.canalblog.com

restotrottoir.blogspot.com/

www.foodnotbombs.net/fr-index.htm

alf-france.over-blog.org/

www.animalliberationfront.com (celui là surtout pour les images d'entête..!)

www.peta.org/ (pas alternatif, mais contient des info bien intéressantes)

etc...}

Publié dans Food Not Cops

Commenter cet article